Carence Assedic de 6 mois, un faux problème pour les cadres ?

carence assedic
20/03/2015
Depuis le 1er juillet la carence Assedic est passée de 2 mois ½ à 6 mois pour les séparations à caractère non économique.

Quel est le coût financier réel de ce changement ?

La question est de savoir quel est le coût financier réel de ce changement et si la négociation ne peut pas résoudre très simplement cette différence.

Pour cela, nous allons utiliser un raisonnement basé sur la notion de pouvoir d'achat et montrer que les 3 mois ½ de carence Assedic supplémentaires ne correspondraient qu'approximativement à 1 mois d'indemnités de départ négocié, autrement dit qu'il s'agit d'un "faux problème".

3 mois ½ d'indemnités Assedic à 57% de votre salaire précédent correspondent à 2 mois de salaire bruts. Sur ces sommes sont prélevés des charges sociales et de l'impôt sur le revenu. En prenant un taux d'imposition marginal à 41%, ces 3 mois ½ de carence supplémentaires correspondent à 1,2 mois de pouvoir d'achat ; cela passe à 1,4 mois avec un taux marginal de 30%.

Symétriquement, compte tenu de la fiscalité sur les indemnités de rupture, et de l'exonération à l'IR des indemnités inférieures à 225 288 €, la carence Assedic complémentaire peut être, dans le cas d'un raisonnement basé sur le pouvoir d'achat, compensée par l'obtention d'1 mois ½ d'indemnités de rupture, ce qui dans la cadre d'une négociation de départ est extrêmement facile à obtenir.

Autrement dit, malgré les apparences, l'allongement de la carence Assedic de 2 mois ½ à 6 mois est un "faux problème" pour les cadres dès lors que la rupture du contrat de travail se fait par la négociation.

Thierry Krief.

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